Le document analyse la contre-révolution politique en Tunisie, soulignant comment l'élan social et les aspirations démocratiques de la révolution tunisienne ont été étouffés par une réorganisation politique symbolisée par l'Assemblée constituante. Cette manipulation politique, orchestrée par le gouvernement provisoire et d'autres acteurs, a permis à des parties traditionnelles de reprendre le contrôle, transformant ainsi les objectifs sociaux de la révolution en une simple question politique et institutionnelle. Finalement, la révolution est détournée de ses objectifs initiaux, conduisant à un régime de partis qui limite la participation populaire et efface le caractère social du soulèvement.